Thursday, March 25, 2010

Une noirceur et un oxyde sixties : Des obsèques à Berlin avec Harry Palmer. Michael Caine, le cool et les espions mondains.

Des obsèques à Berlin sont la deuxième apparition (et mon aimée, de là l'élection) de l'espion mondain Harry Palmer après l'excellente (et déjà très crue dans sa trame de manipulation mentale) Ipcress (1965) de l'espoir oublié Sidney J. Furie et préalable à la néfaste et sottement paródica Le cerveau d'un milliard de dollars (1967) une courtoisie de l'hystérique Ken Russell (en déduisant la résurrection du personnage dans 90 avec les Bullet to de la télévision Beijing et le Minuit dans San Petesburgo qu'ils reprenaient à un Palmer semi-retiré) et l'une des oeuvres des sommets du cinéma d'espions pendant 60 fructifères de la guerre froide. Un contemporain d'autres exemples splendides comme Conspiration à Berlin (1966) de Michael Anderson, dans laquelle George Seagal est envoyé démanteler un groupuscule un neo-nazi tandis qu'une paranoïaque très typique du talent s'est mêlée de tout sans aucun regard par ses supérieurs dans une trame pour la méchanceté du grand écrivain Harold Pinter, Appelée pour un mort (1967), l'une sobre (et un peu plombée) un apport de Sidney Lumet en adaptant la quotidienneté obscure de l'indispensable Lui Carré, au sujet du suicide d'un agent et l'investigation postérieure chargée James Mason ou ce précipice d'à l'infamie qui est La lettre du Kremlin (1969), un travail magistral de John Huston injustement oublié et déjà commenté ici.

Le sujet dans cette occasion est plus courant que celui d'Ipcress (splendide la méticulosité minutieuse sur les reçus et les permissions bureaucratiques qu'ils dépouillent de tout charme jusqu'à la profession) et une requête simple implique Palmer avec un, apparemment, à Berlin : sortir à une (supposition) le déserteur soviétique qu'un Oskar Homolka inoubliable interprète chez un personnage amusant et prophétique qui joindra une amitié avec notre protagoniste. Mais bien sûr tout sera beaucoup plus compliqué et épais comme c'est une loi dans le genre. La narration compliquée (avec changements d'identités, des agences croisées et un or un nazi par le milieu) accuse les influences du cinéma des détectives (l'agent semble être remorqué, endurci et secoué par la trame dès un endroit jusqu'à l'autre et est utilisé sans aucun regard) et un sens de l'humour vitriolique dans sa description véridique d'un bas-fonds de la société atroce, (un démolisseur dans ce sens le personnage du chef de Palmer génialement interprété de nouveau par un Guy Doleman glacé qui taille, non les mauvaises herbes mais les fleurs de son jardin y) à dont il fait le portrait d'une manière si implacable comme avec reconnaissance dépourvu des prétentions, ce qui l'éloigne positivement des territoires si plombés comme celui de la prestigieuse L'espion qui a surgi du frió, dirigée par Martin Ritt en 1965, (nouvellement un original de John Le Carré), pour un Richard Burton terminal.

Dans tout cas il est avec cette école de films obscurs, sarcastiques et avec lucidité cruels il est avec ceux qu'il faut aligner à la création icónica du grand Michael Caine, distillé de cool authentique avec ses lunettes de pâte, son mackintosh et ce geste qui mélange une indifférence, cinísmo et une ironie, une interprétation mémorable qui a transformé l'acteur en étoile et a certifié un style interprétatif économique dans un degré suprême. Et cela parce que, bien qu'il naquît indéniablement comme un “anti-Bond” (produit également par Harry Saltzman, en vue de ne pas laisser de creux sans couvrir,) il a rien à voir avec tout type de parodie : depuis les descacharrantes des pastilles de gomme pop del Flint de James Coburn ou le Matt Helm de Doyen Martin, jusqu'aux centaines d'imitations du “cinéma bis”, avec choses comme 3-S-3 de Sergio Sollima et de Giorgio Ardison, l'OSS-17 français avec direction, entre les autres d'Andrè “Fantomas“ Hunebelle et rôle principal pour les américains Kerwin Matthews ou John Gavin, l'époque plus de desprejuicida de Chabrol et de son Tigre avec Roger Hanin, l'Istanbul triomphant 65 d'Isasi-Isasmendi ou même tu les courrais pulp de Jésus Franco et d'Eddie Constatine entre une multitude de produits et des sous-produits pleins d'effronterie et d'humour. Enfin … pour un petit panorama très recommandable l'article de Carlos Aguilar consacré au spionistico dans cette miniature excellente qui est Fait en Europe. Bien au contraire, c'est une démythification crue qu'il oppose au monde stylisé parallèle du James Bond filmique un regard sur l'espionnage où la déshumanisation règne et la trahison est la monnaie officielle. Mais, au-delà des pointages humoristiques superficiels (quand il triomphe il le fait avec un agent israélien, Ève Renzi, et il la séduit uniquement parce que cela a besoin d'une paire arriver à ses objectifs) ou même des aspects de “lutte de classes” (Palmer est un cockney ouvrier et Bond un fils d'Eaton), il oppose à deux à une typologie à un niveau beaucoup plus profond et moins évident : Bond comme machine parfaite de tuer de rampante une amoralité et le cynisme, contre un Harry Palmer (dont le nom a été inventé certes, en cherchant de plus l'un spécialement anodin, pour les films puisque dans les romans précédents de Len Deighton il manquait du même) qui n'est pas pas seulement glamour, mais, contrairement à 007 il a un code de fer éthique et une volonté rebelle; l'un des points les plus intéressants de la saga consiste en ce que le protagoniste force à être un espion grâce au chantage; Palmer est un chapardeur de peu nombreuse la monte qui paie sa condamnation en travaillant pour le MI6 et il essaie de se montrer toujours tout le desganado et provocant qui peut. Pour arrondir la parenté avec la franchise Bond le responsable de guider la direction est l'artisanal (et discret) Guy Hamilton, l'un des manufacturiers habituels de la série interminable (un exemple parfait d'idée par et pour 60 qu'il n'est jamais probablement probablement sorti de l'époque pour laquelle elle a été conçue et dans qui ses manières et esprit semblent naturels et non l'anachronisme grotesque) qui réalise ici son meilleur travail, avec une mise en scène vibrante (un exemplaire l'échange de cercueils) aidée par la photographie excellente d'Otto Heller qui s'était déjà occupé de la première remise et aussi de l'Alfie (1966) heureux de Lewis Gilbert, qui finirait par diriger aussi Bond avec peu de grâce dans l'encore sympathique Seulement est vécu deux fois (1967) et dans les unfumables L'espionne qui m'a aimé (1977) et Moonraker (1979) avec Roger Moore en se ridiculisant.

Des obsèques à Berlin (les Obsèques in Berlin)

Un directeur : Guy Hamilton

Une année : 1966

Un pays : La Grande-Bretagne

102 min.

Il photographie : Otto Heller

Une musique : Konrad Elfers

Un tiret : Evan Jones selon le roman de Len Deighton Funeral in Berlin, 1964

Je distribue : Michael Caine, Ève Renzi, Paul Hubschmid, Oskar Homolka, Guy Doleman, Hugh Burden, Rachel Gurney, Marthe Keller


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